10 août 2010: Cachez ces images qu'on ne saurait voir ! (Grenoble)

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Alors que le glissement du discours sécuritaire du pouvoir s'accélère, le rapprochant chaque jour un peu plus d'une idéologie d'extrême droite, le contrôle des images "incorrectes" se poursuit.

 

Affiche JCF Grenoble

 

À Grenoble, trois militants du Mouvement Jeunes communistes de France ont été arrêtés vers 22h, le 29  juillet 2010, alors qu’ils collaient des affiches qui dénonçaient la politique répressive « du tout sécuritaire » du Président de la République et de son gouvernement (Le Dauphiné libéré). « Wanted, le braqueur de l’Élysée », disait l’une d'entre elles. « 2005-2010, le pyromane court toujours » pouvait-on lire sur une autre. La police a estimé qu'elles portaient  "atteinte à la dignité du chef de l'État",  et ce la veille de sa venue à Grenoble le 30 juillet pour l'investiture de Éric Le Douaron, nouveau préfet de l’Isère, issu de la hiérarchie policière.  Mis en garde à vue, les trois jeunes gens (âgés de 15, 17 et 18 ans) ont été libérés  le lendemain matin vers 8h00. Ils ont finalement appris le 3 août que leur affaire était classée sans suite. Pour L'Humanité (2 août 2010), le discours sécuritaire du Président "ne vise pas la lutte contre la criminalité mais s’attaque à l’ensemble des libertés publiques."

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