10 mars 2010: Un visuel d’Amnesty sur la liberté d’expression refusé par l’ARPP

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AIF liberte expression

Dans un communiqué, Amnesty International France proteste contre la décision de  l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP – ex BVP) de ne pas diffuser l’un des trois visuels de sa nouvelle campagne de publicité  diffusée du 3 au 9 mars 2010 dont l’accroche est "Les violations des droits humains sont toujours à la mode".
"Réalisée gracieusement par TBWA, cette campagne est composée de trois visuels qui mettent en scène trois cas de violations de droits humains : les violences conjugales, les expulsions forcées et la répression de la liberté d’expression. L’ARPP a recommandé de ne pas diffuser le visuel portant sur le dernier cas parce qu’il porterait "atteinte à l’image de la profession des policiers". L’objectif de ce visuel est d’illustrer la répression de la liberté d’expression de manière générique, rappelle Geneviève Garrigos, Présidente d’AIF. Comme les autres visuels de la campagne, il a été volontairement travaillé pour qu’il n’y ait pas d’association possible avec un pays en particulier ».
« Amnesty International travaille sur la répression de la liberté d’expression dans de nombreux pays, ajoute Geneviève Garrigos. Sur notre site internet en lien avec le visuel, nous appelons le grand public à agir contre les répressions massives après l'élection présidentielle contestée de juin 2009 en Iran ».
Cette campagne rappelle la mission première d’Amnesty International, défendre tous les articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme, partout dans le monde. Le message est simple : les violations des droits humains sont plus que jamais d’actualité. Au lieu de rester spectateur de cette triste réalité, Amnesty International appelle chacun à agir. "
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Pour rappel, en 2008 (voir Archives 19 juillet 2008), selon l’hebdomadaire Marianne, Amnesty International avait dû renoncer à sa campagne sur les droits de l'homme en Chine à quelques semaines du début des Jeux Olympiques. Déjà concoctée par l'agence TBWA, elle  avait été jugée trop brutale par la direction d'Amnesty, et trop anti commerciale par celle de TBWA.
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