11 octobre 2010: Liu Xiaobo, militant pour la liberté d'expression en Chine, prix Nobel de la Paix.

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Après la dissidente birmane Aung San Suu Kyi en 1991 et le pacifiste allemand Carl von Ossietzky en 1935, Liu Xiaobo est le troisième prix Nobel de la paix à être distingué alors que sa liberté est entravée.
Philosophe et écrivain, Liu Xiaobo a été condamné  le 23 décembre 2009 à onze ans de prison pour des articles publiés sur Internet et pour sa participation à l’élaboration d’un texte, la Charte 08,  appellant les dirigeants chinois à sortir de la «modernisation autoritaire» pour «épouser les valeurs universelles, rejoindre les nations civilisées et bâtir un système démocratique».
 Le "criminel", incarcéré pour "subversion du pouvoir de l'État", a déjà passé vingt mois en prison suite aux événements de Tiananmen en 1989, puis trois ans en camp de travail et huit mois aux arrêts à domicile dans les années 1990... Il est emprisonné depuis son arrestation en décembre 2008.
L'information concernant sa nobélisation a été aussitôt censurée par les chaînes de télévision, les radios, les journaux, les principaux sites internet chinois. Les SMS contenant le nom du lauréat ont été bloqués. La photographe Liu Xia, épouse du dissident chinois, a été mise en résidence surveillée. Deux ans après la tenue des Jeux Olympiques à Pékin, on n'observe aucune amélioration notoire en matière de liberté d'expression, et plus généralement, de  droits de l'Homme en Chine.  Pour Reporters sans Frontières, "Les menaces de représailles des autorités chinoises n’auront pas suffi pour apeurer le Comité Nobel et les autorités norvégiennes. C’est une leçon pour tous les gouvernements démocratiques qui plient trop souvent face aux pressions de Pékin."  link

 

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