14 novembre 2010 : Déprogrammé en raison de ses propos "anti-corrida" (Beaucaire)

Publié le

Le 19 septembre, on découvrait par Le Midi Libre que la représentation de "Les Belles Histoires" d'Henry-Jean Servat prévue le dimanche 21 novembre 2010 à 15h00, au Casino municipal de Beaucaire, risquait d'être annulée. Dans les colonnes du journal, on pouvait lire les propos étonnants de Jacques Bourbousson, maire de Beaucaire: "J'ai appris qu’il était contre la corrida. S’il est contre, il reste à la maison. Moi je suis pour la défense de nos traditions et de la tauromachie. Si je n’aime pas la boxe, je n’interdis pas aux gens d’aller la voir."
Un courrier, daté du 30 septembre, adressé au producteur de Servat confirmait la déprogrammation: «Des risques de troubles sont encourus du fait de manifestations pro-corrida. C’est pour cette raison et dans un souci d’apaisement et du maintien du bon ordre dans ma commune que j’ai décidé de déprogrammer ce spectacle.»
Dans une lettre ouverte, le journaliste-écrivain, ami des célébrités, auteur de "Alain Delon, l'insoumis ", "Bardot, la légende", déclarait: "Mon spectacle, déjà joué à Nîmes notamment et dans d'autres villes de la région, ne parle absolument pas de corrida, le mot n'y est même pas cité, mais il raconte les rencontres spectaculaires que j'ai faites à travers le monde, de Hollywood au Vatican en passant par le Palais de l'Elysée et le Festival de Cannes. (...) je ne toucherai pas un cent sur la vente des places dont j'offrirai la recette à une association de chevaux maltraités dont je suis, au côté de Brigitte Bardot, le parrain."
Finalement, après avoir annoncé son intention de faire un procès au maire, Henry-Jean Servat devrait jouer  à Beaucaire, le 21 novembre, comme prévu. Pas au Casino municipal... mais au Coquemar, un hôtel particulier appartenant à Christophe André, fils de l’ancien maire Jean-Marie André, opposant à Monsieur Bourbousson. Autre mauvaise nouvelle pour le maire  de Beaucaire et pour l'Union des villes taurines françaises: après l'interdiction  de la corrida votée en juillet 2010 par le parlement catalan, c'est le sénateur-maire de Fréjus, "seule ville à l’est du Rhône à proposer ce type d’animation", à mettre à mort la corrida:  "Il n’y aura plus de mise à mort à Fréjus. C’est un problème de conscience", a expliqué le premier magistrat. «Je souhaite proposer d’autres spectacles lorsque les Arènes seront réhabilitées» (Var Matin, 10-11-2010). Pourquoi ne pas faire venir Henry-Jean Servat?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article