20 janvier 2011 : Listes noires d'écrivains, d'artistes, de journalistes... en Vénétie (Italie)

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Livres C. Battisti

 

Suite au refus du Brésil d'extrader l'écrivain de romans policiers Cesare Battisti, condamné  par contumace en Italie pour des "crimes de sang" commis en 1978/1979, Raffaele Speranzon, ancien membre du MSI (Mouvement social Italien), conseiller provincial du Peuple de La liberté de Berlusconi et délégué à la culture de la Vénétie, a annoncé qu'il demanderait à toutes les bibliothèques publiques de retirer de leurs rayons les livres des écrivains qui ont signé en 2004 une pétition en faveur de l'ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme. Les bibliothécaires qui n’accepteront pas cette décision en assumeront "toutes les conséquences” a-t-il précisé. Il leur demande aussi de ne plus organiser des rencontres avec ces écrivains déclarés personae non gratae. De son côté, Elena Donazzan, conseillère régionale à l'éducation, connue pour avoir fait remettre un exemplaire de la Bible à chaque écolier en classe élémentaire, déconseille ces auteurs et invite toutes les écoles à "ne plus  acheter, faire lire ou conserver " leurs livres "diseducativi" (La Repubblica, 20-1-2011).
Cette initiative est soutenue par un syndicat de police (COISP) qui a publié sur son site internet une liste de 1.500 amis de "l'assassin",  du "terroriste" (écrivains, traducteurs, metteurs en scène, dessinateurs, enseignants, journalistes...) et qui invite à boycotter leurs productions. (Corriere del Veneto, 15-1-2011)

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