20 mai 2010: Le préfet l'avait demandé... les identitaires béarnais l'ont fait (Billère)

Publié le

  Billère C'est fait M. le préfet

 

Nouvel épisode  dans l'histoire de ce mur qui devient emblématique en France de deux conceptions opposées de la République. Retour huit mois en arrière.
Le 5 septembre 2009, Jean-Yves Lalanne, maire PS de Billère, près de Pau, inaugure une fresque réalisée par les artistes du Studio Tricolore sur un mur de la salle des fêtes communale. Son  intention : réaffirmer les principes de la République à un moment où des étrangers en situation irrégulière sont expulsés, quitte à séparer des familles et provoquer des drames humains.
Suite à différentes péripéties (voir prix Tartuffe, 24 octobre 2009), le 12 janvier 2010, après l'examen d'une requête de Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, le tribunal administratif de Pau enjoint la mairie de Billère d'effacer la fresque, peinte sur un des murs de la salle Robert de Lacaze, considérant qu'elle ne respecte pas "le principe de neutralité du service public, qui s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes de revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques". Le maire de Billère fait appel de la décision.
Le samedi 8 mai 2010, en plein jour, à quelques minutes de la cérémonie de commémoration de la victoire sur l’Allemagne nazie,  les membres d'un groupe d' "identitaires béarnais", impatients de voir disparaître cette fresque "illégale", la  badigeonnent avec de la peinture (à l'eau). Quelques heures plus tard, sur le site Novopress,  ils  revendiquent leur acte, expliquant qu'ils ont voulu «aider à faire appliquer la loi comme tout bon citoyen en a le devoir »… D’où la phrase écrite en rouge : «C’est fait, M. le préfet !».  link
Le lundi 9 mai, le préfet  réagissait en réaffirmant que la fresque est «illégale» et que «le maire a donc l’obligation de procéder à cet effacement».
De son côté estimant que "la politique du gouvernement et le zèle du préfet nourrissent l’activisme des ultranationalistes ", le maire de Billère manifestait son intention de demander au préfet d’arrêter les procédures contre la fresque.
Le 11 mai, une manifestation réunissait la population de Billère devant la fresque nettoyée et restaurée. (La République des Pyrénées -Sud Ouest)

 

Billère fresque studio tricolore

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article