21 janvier 2010: Berlusconi s’attaque à ses concurrents sur internet en décrétant qu'il faudra une licence de l'État pour y diffuser une vidéo (Italie)

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À partir du 27 janvier 2010, en vertu d'un décret du 17 décembre,  les sites qui proposent des vidéos en ligne - des plus grands sites de partage de vidéos aux blogs personnels en passant par les sites des médias -  devront obtenir une licence officielle préalable à leur activité. Cette licence sera délivrée par le ministère des communications, qui pourra la retirer en cas d'infraction. Ces infractions concernent notamment les droits d'auteurs. Tarif minimum : 150.000 euros. Pour justifier cette nouvelle législation, le gouvernement dit s'appuyer sur la directive européenne Télévisions sans frontières, qui considère ces sites comme des télévisions, et par conséquent les soumettrait aux mêmes obligations administratives.
Les fournisseurs d'accès et les sites de partage, opposants les plus féroces, protestent en soulignant qu'ils ne peuvent être reconnus, contrairement aux télévisions, comme responsables des contenus mis en ligne par les internautes : ils se contentent de proposer leur interface technique et n'ont donc pas la main sur les contenus en eux-mêmes.  Les adversaires de Silvio Berlusconi font aussi remarquer que le président du Conseil italien est à la tête d’un empire médiatique, qu’il est notamment propriétaire de Médiaset, le principal groupe de télévision du pays. Les contenus de ses chaînes se retrouvant rapidement, sans aucune autorisation, sur Internet, au mépris du copyright, Médiaset entre ainsi en conflit d’intérêt avec notamment Google. (TF1-Le Monde-Libération)
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