22 avril 2011: Une oeuvre de Pascale Marthine Tayou vandalisée dans l'église Saint-Bonaventure (Lyon)

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Un nouvel exemple de la loi des séries? Suite à la destruction de "Piss Christ" d'Andres Serrano en Avignon, Éric Mezil, directeur de la collection Lambert, évoquait  l'existence de listes d'oeuvres d'art contemporain que certains catholiques souhaiteraient voir décrochées. "Certains disent avoir des listes d’œuvres dont ils réclament l’interdiction dans d’autres musées, et même dans des églises." (Libération, 18-04-2011). On ne  peut  manquer de faire un rapprochement - ou de noter au moins la coïncidence - avec  ce qui vient  de se passer  à Lyon dans l'église Saint-Bonaventure : mardi 19 avril, vers 19h30,  "La colonne Pascale", installation de l'artiste  Pascale Marthine Tayou, fixée à 7 mètres de haut, à  l'une des voûtes du sanctuaire, a été décrochée. link

La colonne, très abîmée, devrait être remise en place ce vendredi. L'artiste a estimé que «ça pouvait arriver dans la vie d’une oeuvre» et demandé qu’elle soit réinstallée telle quelle.
Invité par le Musée d'art contemporain (MAC), l'artiste belge d'origine camerounaise, Pascale Marthine Tayou, expose ses oeuvres, depuis le 24 février 2011, dans une quinzaine  de lieux de Lyon: une place publique, un commissariat, une boucherie, une épicerie orientale, une agence de voyage, un cabinet d’avocat, la cour d’un lycée, une boucherie, un salon de thé, au siège du Grand Lyon, au  MAC, à l'Opéra national, au Fort Saint-Jean, dans  l'église Saint-Bonaventure.
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Pour le recteur de Saint-Bonaventure, Luc Forestier, qui avait accueilli "La colonne Pascale" avec enthousiasme, «ces casseroles empilées renvoient aux incertitudes actuelles sur la capacité des humains, et non de la Terre, à suffire à leur subsistance, tout en désignant le lieu même où s’actualise pour nous le relèvement de notre humanité»link

Always All Ways (Tous les chemins mènent à…)  à Lyon jusqu'au 15 mai 2011.

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