22 novembre 2010 : Six danseurs algériens demandent le statut de réfugié politique (Montréal)

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Six membres du Ballet National Algérien (4 hommes et 2 femmes) ont choisi de rester au Canada et de demander le statut de réfugié politique (Le Journal du Québec, 19-11). La troupe, composée de 26 danseurs et danseuses, était venue au Canada y montrer la diversité  des danses traditionnelles algériennes. Elle s'était produite au théâtre Maisonneuve à Montréal puis à Ottawa.
« On ne sort pas du paradis quand on y rentre. Et on ne revient pas en enfer quand on en sort » aurait déclaré un des danseurs, rapporte El Watan (14-11) qui estime que "cette défection portera clairement préjudice aux futures délégations algériennes qui voudraient se rendre au Canada". À Montréal, les officiels algériens préfèrent parler juste d’un « report » de la date de retour puisque les danseurs sont munis de visas de six mois
 Mustapha Chelfi, directeur de Alfa, magazine mensuel de la communauté maghrébine, voit dans cette demande d'asile un nouvel exemple de la "harga", phénomène qui touche toutes les secteurs de la société algérienne et vide le pays de ses enfants : du "harraga" qui tente de traverser la Méditerranée au péril de sa vie, à l'étudiant envoyé en formation qui ne revient jamais au pays. Il rappelle le cas du "Soviétique Rudolf Noureev qui s’est fait la belle à l’aérodrome du Bourget, en 1961, alors qu’il était en tournée en France avec le corps de ballet du Kyrov. À cinquante ans de distance, les mêmes causes produisent les mêmes effets. " Il y aurait, dans la région de Montréal, entre 60.000 et 70.000 Canadiens d'origine algériennes.

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