7 décembre 2012 : Les centrales nucléaires "les plus sûres du monde", prises en défaut par Greenpeace 

Publié le

Greenpeace France a annoncé lundi 5 décembre que 9 de ses militants avaient réussi à se hisser sur le dôme d’un réacteur de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), à 95km de Paris, vers 6h du matin. "Cela n’a pas pris plus de 15 minutes"  a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication à Greenpeace France. "Il y a 4 barrières de sécurité avant d’accéder au réacteur. Mais nous avons apporté la preuve que cela était totalement insuffisant. En cas d’explosion terroriste par exemple, les conséquences sont donc celle d’un accident nucléaire de l’ampleur de Fukushima... Le seul nucléaire sûr est l’absence de nucléaire. "
Interrogé sur l'intrusion des militants de Greenpeace - en marge de la rencontre qu’il avait avec la chancelière Angela Merkel à propos de la grave crise qui touche la zone euro - le chef de l'État a déclaré : "C'est assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres", avant de rajouter "S’agissant de la sûreté nucléaire, nous publierons absolument la totalité des audits. La transparence nous la devons aux Français." (France Soir, Ouest-France, 5-12-2011).

 

Greenpeace - EPR

 

Déjà, il y a quatre ans, le 27 mars 2007, 12 militants de Greenpeace avaient pénétré (comme "dans un moulin") dans la centrale de Belleville-sur-Loire et grimpé sur la tour Est pour y peindre "EPR = DANGER", afin de dénoncer le danger du nucléaire et plus particulièrement le danger que représente le futur réacteur nucléaire, l'EPR. link
Pour mémoire, l'arrêté du 24 juillet 2003, relatif à "la protection du secret défense national dans le domaine de la protection et du contrôle des matières nucléaires", stipule que toutes les matières nucléaires et leurs connexions, en l'occurrence les installations, les transports, les plans d'exercices de crise sont protégés par le "secret défense".  (Journal Officiel, n°183, 9 août 2003)

Commenter cet article