Prix Tartuffe 2004/2011

Le Prix Tartuffe 2011 a été décerné à l'écrivain, journaliste, peintre, Denis Robert pour avoir mis en lumière le terme de "chambre de compensation". Suite à la publication de ses livres, Révélation$ et La Boîte noire, publiés en 2001 et 2002 aux éditions Les Arènes, et à la diffusion du film Les Dissimulateurs, diffusé en 2001 sur Canal+, commençait pour lui un harcèlement judiciaire de dix ans: 60 mises en examen, plus de 300 visites d'huissier.
En février 2011, la Cour de cassation a mis fin à ce cauchemar en déboutant définitivement la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream qui, depuis 2001, poursuivait pour diffamation Denis Robert. 
Du même auteur, Tout Clearstream (Les Arènes, 2011), "L'affaire des affaires", bande dessinée en 4 albums (Dargaud, 2010-2011).

Le Prix Tartuffe 2010
a été  décerné  au docteur Irène Frachon pour son livre  "Mediator 150mg. Combien de morts?" (éditions-dialogues.fr, Brest).
Publié le 2 juin 2010, le  livre était attaqué 5 jours plus tard en justice par le laboratoire pharmaceutique Servier, et son sous-titre censuré.  Brisant la chape de silence entourant un médicament toxique en vente depuis 1976, Irène Frachon a obtenu son retrait, et permis que soit enfin porté à la connaissance d'une majorité de citoyens un "désastre sanitaire" qui, aujourd'hui selon les estimations, aurait fait entre 500 et 2.000 morts, et  coûté entre 423 millions et 1,2  milliard d'euros de remboursement à la Sécurité sociale et aux mutuelles.

Le Prix Tartuffe 2009 a été décerné à la troupe birmane de Mandalay,  les Moustache Brothers (Par Par Lay, Lu Zaw, Lu Maw...) pour leur  résistance par le rire: interdits de jouer dans la rue... les Moustache Brothers font du théâtre en appartement.

Le Prix Tartuffe 2008
 a été décerné à Emmanuel Pierrat, Magali Lhotel, Florent Latrive, Sophie Viaris de Lisegno, Aurélie Chavagnon, Geoffroy de Lagasnerie, Caroline Fourest, Fiammetta Venner, Béatrice Chapaux, Guillaume Sauvage, Flore Masure, auteurs de l’ ouvrage collectif “Le livre noir de la censure” (Seuil, 2008).

Le Prix Tartuffe 2007 a été attribué au journaliste Bernard Joubert pour son livre "Dictionnaire des livres et journaux interdits par arrêtés ministériels de 1949 à nos jours" (Éditions du Cercle de la librairie, 2007).
Bernard Joubert est également l'auteur de Images interdites, avec Yves Frémion (Éditions Alternatives, 1989), Anthologie érotique de la censure (La Musardine, 2001) et Histoires de censure (La Musardine, 2006).

L
e Prix
Tartuffe 2006 a été attribué à l’écrivain Christian Salmon pour son livre "Verbicide, du bon usage des cerveaux humains disponibles" (Climats, 2005) et son action en faveur de la liberté d’expression.
Christian Salmon est le fondateur du Parlement international des écrivains (1994-2003), du réseau des villes-refuges, de la revue Autodafé.
Du même auteur : Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte, 2007), Kate Moss Machine (La Découverte, 2010).

Le Prix Tartuffe 2005 a été attribué à la dramaturge anglaise Gurpreet Kaur Bhatti.
En décembre 2004, 400 sikhs avaient envahi le Repertory Theater de Birmingham, faisant annuler sa pièce "Déshonneur"(Oberon Books, 2005 - Les Solitaires intempestifs, 2006) jugée "blasphématoire" et contraignant l'auteure, menacée de mort, à la clandestinité.

Le Prix Tartuffe 2004 a été attribué à la compagnie de théâtre de rue Cacahuète, pour l'ensemble de son parcours insolemment libertaire.
Sur la compagnie Cacahuète, lire de Pascal Larderet & co : Turbo Cacahuete, l'aventure scandaleuse (éditions A Rachid, 2005).